CircuitMaker est en quelque sorte la version communautaire d’Altium. La plupart des gros modules disponibles sous Altium y sont inclus, mais en contrepartie, tout ce que vous faites est considéré comme libre de droit, n’importe qui peut forker votre projet et se faire ses propres PCBs en y mettant son logo.

Mais dans un monde où les makers prennent le pouvoir, es-ce vraiment important ?


La particularité de CircuitMaker, c’est le cloud, il est intégré partout. Du premier login sur le site web d’Altium à la librairie Octoparts partagée et communautaire elle aussi, en passant par le stockage des projets réalisé en ligne et non en local sur votre ordinateur, CircuitMaker c’est clairement une révolution dans le domaine du design de circuits imprimés.

Sous réserve d’accepter que vos projets soient éparpillés au quatre vents, vous avez à disposition sans doute l’une des plateformes les plus performantes du marché, parce que basée sur Altium. Vous pouvez en plus apporter et modifier rapidement vos projets dans les FabLab, il suffit de vous identifier et les schematics, fichiers Gerber, fichiers de placements, les fichiers de routages, les composants et même les modèles 3D sont directement importés dans votre workflow.

Mais qu’on se le dise et même si ça parait anodin : la librairie partagée est fantastique. Absolument tout les composants y sont référencés, même les plus vieux. J’ai l’impression que les serveurs d’Altium scannent sans cesse les sites web des fabricants parce que les prix sont même disponibles et justes, de surcroît. Si un composant ne dispose pas d’empreinte ou de symbole ou de package 3D, il suffit de l’éditer une fois et de pousser le tout vers le datacenter d’Altium en cliquant sur un bouton, n’importe qui peut ensuite profiter de votre travail. En revanche, si vous faites une connerie les autres en profiteront aussi, la création d’empreinte n’est donc pas à prendre à la légère et je conseille de toujours vérifier si l’empreinte est bonne avec le datasheet.

EDIT : Je ne l’avais pas vu au premier coup d’oeil, mais la grosse librairie en question est en fait basée sur la base de données Octoparts. Ça explique l’énorme volume de composants.

Cet aspect s’améliorera au fils du temps avec une communauté toujours en croissance.

L’application a par contre une fâcheuse tendance à crasher pour rien, en général on ne perd rien car la sauvegarde reste disponible mais c’est assez énervant de toujours avoir à relancer le logiciel au moindre bug. Note importante également, vous ne pouvez travailler que sous réserve d’avoir une connexion internet, et de qualité s’il vous plaît. Si vous avez 120ms de ping ou moins de 3Mb/s, oubliez et préférez une alternative hors ligne comme … Altium ? Il se trouve facilement en réduction sur Yggtorrent.

Finalement c’est une alternative cloud gratuite et très performante, même plus performante que des solutions comme Proteus ou Eagle. Altium prend les devant sur la nouvelle génération de makers arrivant en proposant un logiciel communautaire, et capte ainsi l’attention de beaucoup d’étudiants qui deviendront plus tard des ingénieurs, et utiliseront sans doute Altium après cette excellente expérience sur CircuitMaker.

Merci Altium d’innover pour le futur ! (Et votre portefeuille)



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