Introduction

Je défends très activement la biodiversité ; je pense que tout ce qui nuit à l’équilibre des écosystèmes naturels doit être éradiqué immédiatement et sans espèces de concessions.

Glyphosate, engrais minéraux, sulfate de cuivre, soufre, fongicides, labour, ces produits et techniques y compris utilisés en agriculture biologique entraînent un appauvrissement de la vie du sol, qu’elle soit bactériologique, fongique ou tout simplement animale.

Dans un sol stabilisé, n’en déplaise aux industriels, ces composantes forment une dynamique qui permet des rendements bien supérieurs à l’agriculture conventionnelle avec des pertes inférieures. Avec un sol stabilisé et biodynamique (comme il aurait toujours dû être), il suffit d’apporter de l’eau, et encore parfois la pluie est suffisante. Il est donc faux de dire que seule l’agrochimie est à même de nourrir la planète. C’est un discours qui ne sert qu’à garantir les intérêts des grands groupes sur l’alimentation humaine. Ce qui nourrira la planète, c’est le partage de bouquins et de ressources sur la permaculture.

Le cycle de l’Azote (Wikipédia)

Notre alimentation provient d’autres organismes vivants ; ces calories ne nous sont pas dus, ils ne sont pas gratuits. Ils nous sont donnés pour que nous participions à la reproduction des espèces par notre alimentation : c’est un échange de bons procédés entre l’animal qui consomme le végétal pour vivre et se reproduire et la plante qui assure également sa reproduction. Ainsi, l’alimentation est une interaction entre deux êtres vivants qui coévoluent de manière symbiotique : l’homme sélectionne et adapte sans cesse ses sources de nutriments pour couvrir ses besoins quand la plante exploite au mieux cette interaction en produisant des graines adaptées au terroirs et aux climats.

C’est la théorie, en effet. De nos jour, l’agrochimie s’est invité dans l’agriculture, elle en a pris le contrôle au point même que l’on parle de privatisation du vivant. Les graines qui ont servies à produire les salades et tomates que vous dégustez dans les supermarchés sont des saloperies qui n’ont de sens que dans la culture intensive boostée aux engrais minéraux ; adjoint bien sûr des produits phytosanitaires. Sans, ces variétés sont incapables de vivre correctement, parfois elles ne savent même plus se connecter aux champignons mycorhiziens. 400 millions d’années d’évolution contre 50 ans d’agrochimie. Moi, je fais confiance à la nature.

Jeter les graines, gaspiller, acheter des semences hybrides, des OGM, utiliser des produits phytosanitaires, ne pas respecter les conditions de vie du végétal ou de l’animal, maltraiter, engendrer des douleurs inutiles, c’est manquer de respect au vivant.

Si vous pensez qu’une vie humaine a plus de valeur qu’un plant de pommes de terre ou qu’un ver de terre, passez votre chemin et allez consommer ces productions irrespectueuses dans la joie du green marketing.

Plus pour longtemps, j’espère.


Appel au boycott

Finalement et même si cela nécessite un effort, j’en suis conscient, je propose de boycotter les produits issus de l’agriculture conventionnelle, également et absolument tout ce qui est issu de l’industrie agroalimentaire (les produits transformés, plats préparés, sauces en boîte, globalement tout ce qui est déjà cuisiné). Le cahier des charges du label AB permet quand même l’utilisation du labour et de quelques pesticides naturels, c’est cependant un pas dans la bonne direction.

Comment ? En allant au marché le plus proche, simplement. Même si l’on voit encore peu de production biodynamique ou biologique, c’est un mouvement à soutenir. Même si le maraîcher est en conventionnel, aidons le et peut être qu’un jour il passera à la biodynamie. Il faut absolument stopper les ardeurs des géants de l’agrochimie et des semences.

Et que l’on ne me dise pas que c’est plus cher, en ce qui concerne les fruits et légumes frais c’est le contraire ! Pour 30€ il est largement possible de tenir une semaine à deux.

Cette planète a besoin de diversité génétique, nous avons déjà trop perdu.

Refuser de faire cet effort, c’est cautionner l’empoisonnement de nos terre. C’est vraiment ce que nous laisserons à nos enfants, une terre infertile et polluée ? Peu importe qui vous êtes, d’où vous venez, quelles sont vos responsabilités dans la société. C’est important de protéger la vie.


Vous n’êtes pas convaincus ? Vous me prenez pour un bobo mondain qui a vu trop de reportages sur Arte ?

Voici mes sources, ce sont des études publiées (disponibles ici totalement illégalement alors vous êtes gentils vous lisez au moins un résumé) :

A ‘Landscape physiology’ approach for assessing bee health

Soil networks become more connected and take up

Climate mediates the biodiversity–ecosystem stability

A ‘Landscape physiology’ approach for assessing bee health

Soil networks become more connected and take up

Climate mediates the biodiversity–ecosystem stability


1 commentaire

Anais Pavia · 12 février 2019 à 11 h 28 min

Si tout le monde savait qu’il suffit de quelques dizaines de mètres carrés pour cultiver quelque chose qui ressemble à de l’autonomie alimentaire …. Le grand mensonge réside dans les paroles des multinationales ! En ce qui me concerne, je trouve l’industrie bien trop stupide pour savoir comment me nourrir ! 🙂

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